Heaphy Track / Farewell split

Du lendemain, on profite des locaux pour déjeuner et ensuite se laver. Toujours sympa d’apprécier une douche chaude et ce même quand les fenêtres ouvertes laissent passer des courants d’air de folies. Juste histoire que le rideau vienne se coller à nous. Nous soupçonnons encore Martin à ce jour d’avoir fait des appels d’air en flatulant. Nous voilà prêts pour reprendre la route et notre ami est plutôt satisfait de sa première nuit. Le soleil nous guide et nous nous rendons à Karamea pour marcher sur le début de la Heaphy Track (great walk). Route forte agréable en bord de mer pour s’y rendre. On décide de se rendre jusqu’à Scott Beach.


Le sentier est parfaitement tracé et la marche adaptée pour tous. On traverse une végétation dense et humide. Par moment, on peut apercevoir la mer et on finit par arriver à destination. On se trouve sur une très belle plage déserte. Un spot idéal pour des vacances d’été. On y reste un bon moment histoire de s’amuser avec la marais montante. Tandis que Martin l’aventurier préfère grimper sur un grand rocher pour apprécier la vue. Après avoir profité de ce cadre idyllique, on rebrousse chemin. On découvre une belle surprise. En effet, on a vraiment apprécié la marais montante sur la plage sauf que pendant ce temps-là elle a inondé le chemin. On avait d’ailleurs du mal à y croire tant le décor avait changé en si peu de temps. Pour traverser, l’eau arrive au-dessus des genoux. Une bonne dose d’aventure que l’on décide de surmonter en se frayant un chemin à travers la végétation très dense. On s’en sortira finalement en s’étant fait gifler pas les branches et les feuilles tout en pataugeant dans le sol spongieux. Nous voilà de retour à la voiture tout heureux de notre aventure. Il est l’heure pour nous de manger. Nous ne sommes pas seuls car des oiseaux s’invitent voir s’imposent à notre repas.

On reprend la route et l’on profite pour s’arrêter au lake Clearwater qui comme son nom l’indique est rempli d’une eau transparente. Un phénomène rare et inexpliqué que le scientifiques tentent de comprendre. C’est un espace protégé et l’on peut effectivement voir le fond du lac rien qu’en étant sur le bord.

Retour ensuite sur Nelson pour dormir sur le parking d’une grande surface au Montgomery carpark. Pas le temps de lézarder, on doit se renseigner sur la fameuse marche sur l’Abel Tasman. On se rend à l’i-site de Motueka. Après avoir reçues l’ensemble des infos nécessaires, nous décidons ensemble de partir pour 2 jours à partir de demain. Une belle journée s’offre à nous alors on se rend sur la Farewell split. Route superbe pour s’y rendre d’ailleurs. On décide de prendre pour la hauteur pour observer cette plage. On s’aventure sur une colline que l’on nomme la Rundumblick.

En haut superbe vue à 360° qui nous permet d’observer la pointe de cette fameuse plage inaccessible à pied. On fait ensuite cape vers Farewell cape. On se prépare un repas sur le parking tout en bataillant contre des paons affamés pas farouches du tout. Je m’occupe de cuisiner pendant que mes deux gardes assurent ma sécurité où surtout celle de la bouffe.

Le ventre plein on décide de faire une petite randonnée digestive. On s’aventure sur la Wharakiri Beach. Le début du sentier qui traverse les collines verdoyantes remplies de moutons nous plongent directement dans l’univers du seigneur des anneaux.

Une fois les collines traversées, on s’offre alors une super plage déserte. Martin cède une nouvelle fois à la tentation. Il veut absolument grimper ce rocher qui se dresse devant lui. Il tente tant bien que mal de nous convaincre mais nous ne sommes pas trop funs. En contournant les falaises, on a la chance de croiser un phoque esseulé qui digère à l’abri du vent. Martin tente de s’approcher pour appréhender la bête de plus prêt mais elle finit par lui grogner dessus. On ne le dérangera plus c’est promis. L’envie de grimper de Martin ne s’estompe pas et il grimpe de nouveau. Cette fois il tient vraiment à ce que l’on le suive pour apprécier la vue d’en haut. On finit par le suivre et après une montée sportive dans le sable et un chemin hasardeux dans la végétation nous voilà au sommet.

Martin avait raison la vue d’ici vaut clairement la montée. On redescend par le même chemin en appréciant les glissades dans les pentes ensablées. On retourne ensuite devant une grotte que l’on avait aperçue en passant. La particularité de celle-ci est qu’elle se vide et se remplie entièrement d’eau. Ça y est on se lance le défie inutile d’aller le plus loin et de pourquoi pas toucher la pierre du fond sans se mouiller. Martin le plus aventurier y arrive après plusieurs tentatives. Je prends exemple et je finis par y arriver à mon tour. C’est maintenant au tour de Ju. On lui montre tout deux le chemin. On lui tend la main ça y est elle y parvient aussi après une dizaine de tentatives. Sauf que la vague revient bien trop vite, alors que je me suis carapate bien avant j’ai l’impression de revivre une scène du Titanic quand Ju et Martin se font prendre dans la vague. Résultat Ju est trempé et Martin s’en tire pas trop mal. L’esprit d’équipe avant tout ! Retour au parking on reprend la voiture en évitant les paons. On dormira ce soir à Marahau pour être au plus prêt de notre lieu de départ en bateau le lendemain. Le camping est fort agréable. Il y a un bel espace de vie avec un salon une grande télé et des dvds à disposition. Il y a beaucoup de vie et du monde ! Les gens ont l’air de tous se connaitre et de travailler pour la ferme. On ne peut s’empêcher de languir sur tous les bons plats qu’ils se sont cuisinés et de la bonne viande alors que l’on doit une nouvelle fois manger des pâtes et des saucisses … On s’en contentera pour ce soir. À notre grande surprise, un homme qui venait de se faire cuire un pain à l’ail nous l’offre généreusement. Nous sommes ravis et nous le dégusterons demain dans la journée.