Route Coromandel – Cathédrale cove – Hot water beach

14 juillet, jour de fête nationale en France, nous mettons le cap vers la côte Est, côté Pacifique Sud, dans la presqu’île de Coromandel. Pour ne pas changer, il pleut tout le long de la route. Nous pouvons donc pas apprécier la route de la corniche, réputée dangereuse par temps de pluie ou en hiver… Toutes les conditions sont donc réunies pour éveiller notre vigilance ! D’un côté, la mer très agitée, de l’autre la paroi rocheuse de la montagne.

Nous sommes abasourdis par les fougères géantes qui peuplent la forêt environnante. Lorsque nous arrivons au sommet, la pluie se calme, nous tentons une sortie photos sur la baie de Coromandel mais il fait très froid et venteux. Pour patienter et attendre que le temps soit meilleur, Eric nous emmène au « Star and Gartner hote », une brasserie style saloon car Coromandel a été un haut lieu de la « Golden rush » dans les années 1870. Nous tentons de nous réchauffer et nous nous restaurons. La pluie a totalement cessé. La destination suivante nous mène vers Cathedral Cove, curiosité géologique de la péninsule. Il s’agit d’une arche creusée dans la roche calcaire qui permet de passer de la plage de Mare’s leg cove à Te Wanganui – A – Hei en maori, « La grande baie de Hei » dans notre langue. Une marche de 45 min dans la forêt, alternant montées et descentes nous y conduit. Au milieu de la plage, un énorme rocher, Te Hoho « Le puissant », semble garder les lieux. Sa base est sombre et plus haute que la taille d’Eric.

C’est un des lieux de tournage des films « Le monde de Narnia ». Malgré l’absence du soleil, la couleur des rochers est ineffable, alternant du vert au rose. Nous y parvenons à marée basse et pouvons donc traverser cette roche à la voute cathédrale, à pieds secs. Ensuite, nous mettons le cap sur « Hot Water Beach » site que l’on doit forcément visiter à marée basse. Il est aux environs de 16h30. Qu’y a – t il à y voir ? C’est une plage remarquable car on y observe des sources d’eau chaude (jusqu’à 64°C), d’origine géothermique. On peut donc y créer des bains chauds naturels mais uniquement à marée basse en creusant le sable à un endroit bien précis de la plage. Pour nous y rendre, nous nous sommes déchaussés, avons traversé un chenal d’eau plutôt froide, parsemé de rochers et de trous cachés. Mais que ne ferait – on pas pour vivre une expérience inoubliable ? La traversée aller se déroule sans encombre. Nous vivons intensément ce moment inoubliable : les gens autour de nous ont creusé des trous dans le sable et s’y installent comme dans un jacuzzi. Des fumées sortent du sol… Nous, nous n’y mettons que les pieds ? A certains endroits, la chaleur est insoutenable et Eric nous dit qu’il s’est brûlé la plante des pieds !

Le soir est maintenant bien tombé (pour rappel nous sommes au cœur de l’hiver, il est un peu plus de 17 h 50). Nous rebroussons chemin mais il faut traverser à nouveau le chenal dans lequel la marée remonte peu à peu. Eric et Vivien traversent, je les suis et…. Soudain, un trou me fait perdre l’équilibre. Je me retrouve allongée, toute habillée, dans le chenal. Je perds mes chaussures que j’avais en main car il faut absolument que je me relève. Mes mains s’enfoncent dans le sable, je bois la tasse… Heureusement, Vivien se porte à mon secours et m’aide à reprendre pied. Bilan : trempée de la tête aux pieds, chaussures de marche inutilisables en l’état, téléphone dans la poche de mon kway…mais heureusement pas d’appareil photo autour du cou ! Vive Galanga , notre van ! Il transporte fidèlement ma petite valise chaque jour. Je me change donc sur le parking, à la lueur des lampes frontales et j’enfile de simples ballerines ! AH, j’ai bien fait le feu d’artifice en Nouvelle Zélande !!!! Résultat des courses : nous sommes les derniers à quitter le parking, direction notre AirBnB de la nuit à Thames, chez Alison. C’est un logement très simple, dans un quartier résidentiel. Nous lui expliquons ma mésaventure mais elle ne nous propose que d’aller au marché le lendemain à 8h pour acheter de nouvelles chaussures ou de mettre les miennes à sécher sur un chauffe – eau froid… Je préfère les placer contre l’unique radiateur à bain d’huile de la maison, placé….dans le couloir !!! J’y mets dessus mon écharpe et mes gants et laisse blouson, pull, pantalon trempés, dans des sacs plastiques, dans la voiture. On avisera demain… Au moment où elle va se coucher, nous préparons la suite de notre voyage. Elle décide de couper le chauffage du séjour, nous n’avons pas vraiment apprécié ! Elle a gagné quelques points dans notre estime car la douche était chaude (mais pas la salle de bain), avait de la pression (c’est loin d’être le cas partout), et que le petit déjeuner compris dans la prestation, était presque correct avec une salade de fruits et 6 toasts pour nous 4… Vous imaginez l’appétit de Vivien.